LE COEUR AU VIF...OU LE COEUR TROP FIF?
J'ai toujours refusé l'étiquette de passionné,
Mais je dois maintenant m'y résigner,
Pour moi, c'est tout...ou c'est rien,
Pour moi, c'est aujourd'hui...et non demain.
C'est le feu d'un volcan en furie,
C'est la vulnérabilité d'une bougie qu'on oublie.Un brasier intense consumme inexorablement mon coeur,
Emprisonné si profondément que je ne ressens que de la douleur,
Un mal de vivre toujours présent,
Ou plutôt un mal de non-vivre qui me détruit lentement.Mon coeur est habité par la force des éléments,
La puissance tranquille de la marée,
L'incandescence de l'astre du jour,
La liberté du vent indomptable,
L'immortalité de la pierre.Sous ce masque calme, doux et paisible,
Se cache un cataclysme prêt à tout annéantir,
Se cache un géant si fragile,
Vais-je être obligé, encore, de m'enfuir?Je met toute cette puissance au service de qui, ou de quoi?
En attendant, je me bat pour garder à l'intérieur ces éléments destructeurs.
Mais, dans le fond, se battre pour ça...ça sert à quoi?
À ne gagner qu'un éphémère bonheur?Quelqu'un peut-il un jour apprivoiser,
Cette petite bête blessée et enflammée,
Sans risquer de s'y brûler?Comment harnacher toute cette rage?
Vais-je un jour m'affranchir de cette cage?